Pages

dimanche 17 février 2013

Palenque

Au petit réveil sur notre bord de route, on se met en route pour trouver où loger. On pose notre dévolu sur "el panchan", un oasis de verdure au milieu de la jungle où plusieurs propriétaires proposent hébergements en cabanes, ou tout simplement un emplacement tente ou hamac.



 On choisit cette dernière option ce qui nous permet de rencontrer tout une faune bien étrange à nos yeux. A côté d'eux, on doit passer pour des petits voyageurs! Les jours d'avant c'est tenu une rainbow, un genre de rêve partie version reggae. L'évènement est déjà passé depuis 3 jours mais de nombreux hippies sont encore restés quelques jours, semblent il pour récupérer. L'un d'eux nous proposent une petite virée dans un village zapatista de la région (mouvement révolutionnaire indigène du début du XX ème siècle pour a revendication des terres), au doux nom de roberto bario.





On accepte et après moult péripéties et finalement le départ en camionnette, on arrive finalement sur place, il est déjà 15H. Le village n'est pas référencé dans aucun de nos guides mais le lieu vaut le détour. Après avoir traversé le village sous les yeux des locaux, on arrive le long d'une rivière cachée sous la végétation. Après avoir enjambé un pont au dessus de la rivière le sentier se divise en de multiples intersections. Un peu perdu au début, on se rend compte qu'à chaque chemin est associé une nouvelle cascade, toujours jolie et différente, un vrai régale pour les sens! On passe ici l'après midi, entre plongeon dans les bassins d'eau douce, découverte des cavités sous les cascades et un peu de bronzette au soleil.




Un escalier a même été taillé dans la roche de sorte que l'on peut descendre la cascade  pied nu. Pris dans l'euphorie, on ne se rend pas compte de l'heure alors que la nuit est déjà proche. En revenant au village, on apprend que la dernière camionnette est déjà partie. Le village étant l'unique destination de la route, le trafic et surtout à cette heure est quasi nulle. La seule solution est de rejoindre l'intersection avec la route principale à 14 km de là. En ballade, on avait pas prévu de faire de la marche et c'est donc en sandale et short de bain que l'on s'élance hors du village et dans l'inconnu. On profite tout de même de la nuit pour admirer le spectacle de ce ciel étoilé, allongé au milieu de la route encore chaude du soleil de la journée. On est là, isolé sur notre bonne vieille terre mais aussi au milieu de cette galaxie que l'on contemple sous nos yeux! Arrivée à mi-chemin, et à notre plus grand bonheur, un pick-up nous récupère et nous ramène directement à Palenque. On a peine le temps de se rendre compte que l'on passe de silence et  obscurité à l'animation de la ville, le contraste est saisissant.




Pour clôturer le tout, de retour au campement, on constate que notre lieu de camp est placé exactement entre deux restaurants-bars dont chacun possèdent une bonne sono. Il est minuit! C'est au milieu de cette véritable cacophonie que l'on s'endort d'un sommeil lourd d'une journée bien accomplie.






Le lendemain, on part pour l'attraction de la ville. Palenque est en effet connu  pour la renommé de ses vestiges Maya et plus spécialement pour la stupéfiante découverte lors des fouilles effectués dans "el palacio de las inscripciones" le bâtiment principal du site. Le monument funéraire a révélé le tombeau du souverain Pakal précieusement gardé depuis le VIII ème siècle et est considéré comme l'une des principales découverte du monde Maya. Seulement sur place, impossible de voir plus que des pierres et des monuments, il faut aller à Mexico pour pouvoir contempler le masque de jade du seigneur de Palenque.




Le site n'a été dégagé que sur 10% de sa superficie totale. Une fois de plus, la plupart des monuments sont inaccessibles. L'un des rares bâtiments où l'on peut encore escalader nous donne droit  un sacré exercice, mais la vue en haut sur la jungle environnante vaut largement l'exercice.
En y venant tôt le matin, on peut entendre des singes hurleurs qui donnent encore plus de mysticité au lieu. On n'a pas eu cette chance mais ils nous ont quand même gratifié et au petit matin d'un réveil tout en douceur! Leurs voix portent tellement qu'encore à moitié endormi, j'avais l'impression qu'ils se tenaient juste à côté de moi!





L'après midi il nous reste le temps de faire une dernière expédition avant de repartir. On pars pour l'une des deux autres cascades de la région. Dans un cadre moins majestueux, la cascade recèle cependant une bonne surprise. Une grotte facilement accessible évacue de l'eau en masse. Le débit n'est pas suffisamment puissant  pour ne pas y tenter une expédition. On avançant d'une trentaine de mètres, on accède à une salle intérieur d'où nous provient un son de cascade. A l'aide des lampes de poche, on peut apercevoir de l'autre côté une cascade, l'eau se faufilant à travers une fissure de la roche. L'endroit est unique et on apprécie à nouveau sans se rendre compte. La même erreur semble se reproduire à l'identique et il fait déjà presque nuit. Heureusement pour nous, la route principale n'est qu'à 1km. Il nous faudra cependant attendre une bonne heure avant d'être prix par un colectivo.



voir ici pour le diaporama

vendredi 8 février 2013

De Mérida à Palenque, une très longue journée

IMG 0796






















Parfois, même en voyage, il faut savoir se faire violence. On veut visiter 2 sites archéologique, Uxmal et Kabah puis rallier la ville de Palenque situé à 600km de là. Le programme de la journée est chargé, on prévoit donc de prendre le premier bus à 6H00 du matin. Levé à 5H00, on fait le moins de bruit possible pour prendre nos affaires dans le dortoir surchargé où 10 autres personnes terminent leurs nuits. On prévoit à l'origine de déposer nos affaires en consigne, mais le prix demandé n'était pas à la journée mais à l'heure. Changement total de plan et au lieu de revenir à Mérida, on décide de partir avec les sacs et de rallier l'itinéraire prévu dans une autre ville plus au Sud. Cela implique également de changer les billets de bus déjà acheté. Heureusement que l'on avait prévu de la marge!

IMG 0808


Finalement, tout rentre dans l'ordre et à 8H00, on est bien à l'entrée du site d'Uxmal, cité Maya située au beau milieu de la jungle et fondée vers l'an 600. Ici aussi, une pyramide de 32m de haut et surmonté d'un temple était le centre religieux de la ville. Malheureusement, une fois de plus, l'accès y est interdit. On doit se contenter d'une vue au pied.






Le bâtiment le plus important n'est toutefois pas la pyramide mais "el palacio del Gobernado", situé un peu plus loin et culminant sur une petite butte. De là
IMG 0744

on domine le reste du site. Le bâtiment, tout en longueur, est doté d'une belle façade recouverte de motifs géométriques et de représentations du dieu "Chac". Rappelez vous bien de celui-ci, c'est le dieu de la pluie. Rien d'exceptionnel jusque là, sauf que les archéologues évoquent la fin de la civilisation Maya liée à une sécheresse prolongé. Ici, il peut ne pas pleuvoir durant des semaines voire des mois. Pour allier ce problème, ils avaient enterrés des énormes cuves qu'ils remplissaient d'eau à la période des pluies. Aujourd'hui le bâtiment est occupé par les chauves souris qui y ont élu domicile. On y est rentré par curiosité, mais l'odeur fétide de leurs déjections nous a vite refroidi dans nos explorations.

Le guide que l'on avait recruté pur la visite nous avait parlé de phallus en pierre érigé dans le sol dans une zone un peu excentrée. Intrigué, on est allé voir de plus près. C'est plus tard qu'on a appris leurs significations. Pour les mayas, la terre était assimilé à une femme, ils l'appelaient "la madre tiera". L'ensemencement était donc nécessaire pour l'obtention de récolte d'où l'explication de ces vestiges très symboliques.



Juste à côté, "el pyramide de la vieja" se dresse, encore envahie par la végétation. C'est une
IMG 0781
IMG 0781
exploration parfaite à notre goût, en dehors des sentiers bien balisés. L'ascencion est rendue difficile, on est chaussé de simples sandales mais c'est pas suffisant pour nous décourager. Au sommet, la vue est magnifique. On domine l'ensemble du site, et au loin les principaux édifices émergent de la jungle. Tout autour, un océan de verdure nous entoure et nous rappelle l'isolement du site. En redescendant, je fais un volte-face sur une pierre en équilibre instable et tombe malencontreusement sur l'appareil photo. En le rallumant, le cache de la lentille ne s'ouvre plus qu'a moitié, je dois donc terminer l'ouverture manuellement. Ouf aurait pu être pire!!


Diaporama photo Uxmal ici


Kabah

IMG 0811























IMG 0819On repars pour le site de Kabah afin de prendre le bus de midi qui a tout de même 30 minutes de retard. Kabah, n'est quant à lui pas un site majeur mais sa proximité d'Uxmal, à 20km au sud nous y a amené. "el palacio de los mascarones" retient particulièrement l'attention. Sa façade principale est recouverte de la bagatelle de 260 dieu chac, le fameux dieu de la pluie. Doté d'un nez crochu à outrance, le monument est réellement impressionnant. Bien qu'un bon nombre de ces masques ne possèdent plus leurs proéminents nez, on reste là à admirer ces
représentations.

IMG 0828
Un peu plus loin, au milieu d'une place, un autre phallus a élu domicile. Plus grossier celui-ci, je me risque à y pauser pour une photo souvenir choc. Seulement le guichetier veille au respect du site et ne me laisse pas le temps nécessaire pour la pause!





On repart, non sans avoir avoir escaladé une nouvelle pyramide envahie par la végétation. De nouveau, la vue nous donne le tourni. L'endroit doit être parfait pour l'observation des étoiles, vue à 360 degrés et sans pollution lumineuses. On a découvert le lieu d'observation de ces astronomes hors-pairs!!





Sur la notre route pour Campeche, d'où l'on doit récupérer notre bus de nuit pour Palenque, on fait un halte forcée dans le petit d'Hopelchén. On est les seuls touristes avec nos voisins Québécois, décidément surreprésentés au Mexique. Ils s'offrent un bol de chaleur au milieu de leurs longs et rigoureux hivers de 5 mois. Brrrr... ça promet!!
Cependant, dans ce bus, je vois s'accumuler d'autres "blancs" habillés d'une belle association chapeau-salopette. Damien ne s'empêche pas u,ne fois arrivée de demander à l'un d'entre eux, une photo souvenir! Après investigation, il s'agirait de missionnaires allemand arrivés au cours du XXéme siècle vivant en communauté et qui semble peu se mélanger à la population locale.
On continu notre interminable journée avec le bus qui nous amène à Campeche d'où l'on prend le 5ème et dernier bus de la journée, celui qui fera également office de lit! On arrive à destination, la ville de Palenque au beau milieu de la nuit, vers 3H30 du matin. Trop tôt pour commencer la journée, on décide de terminer la nuit en accrochant les hamacs au bord d'une route à la sortie de la ville!

Diaporama Kabah ici

mercredi 6 février 2013

Merida






IMG 0703
Sur notre route des sites maya, on fait étape a Mérida. C´est une ville bouillante de vie et bien qu'attrayante pour son architecture coloniale, elle n’est pas plus touristique que ca. L'un des attraits principales son trépidant marché couvert qui s´étend sur plusieurs patés de maison. Les déambulations dans la ville permettent de faire un constat clair. La ville ressemble étrangement à toutes ces villes que j´ai pu traversé en Amérique Latine. L’ambiance générale de la ville, ces enfilades de rue au plan colonial (rue parallèle et perpendiculaire entre elles), les miniscules magasins d’alimentations parfois protégé par une grille, il faut alors demander ce que l´on veut au vendeur, les trottoirs trop petits ou s’agglutinent une foule pressée et multicolore et les incessants va-et-vient des véhicules d´oú s´échappent bruits et odeurs de pot d'échappements. Ici pas de place pour le vélo, comme en France me dirait-on!




IMG 0672
Magasin de Hamacs


Mérida est également réputé pour son artisanat et notamment la création de hamacs. On se renseigne pour trouver un magasin ne vendant que des hamacs. Les étalages sont impressionnants, remplis de haut en bas de hamac de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Il n’y a plus qu’à choisir ce qui n’est pas chose facile tant il y a d’associations de couleurs différentes. Après avoir déplié et replié plusieurs hamacs, on se décide avec Damien chacun pour sa couleur et a grand regret un hamac une place mais le poids et la place dans le sac font cruellement défaut. Des lecteurs avisés me demanderont pourquoi je rachète un hamac alors que j’en possède déjà un. Tout simplement parce que les hamacs en coton sont beaucoup plus agréable, je l’ai acheté en prévision de mon installation à Montréal.




IMG 0696
Marché de Mérida
Je tente ensuite de partir à la recherche d’un couteau suisse pour remplacer celui que j’ai perdu lors de la soirée du nouvel an. La mission s’avère plus difficile que prévue, les produits occidentaux ne se trouvent pas ou difficilement. Je termine donc mes recherches au marché dans la section quincaillerie. Le 3me ou 4éme vendeur à qui je demande me suggére d’attendre 10 minutes et il reviendra avec ce que je cherche. J’attends donc, dans le marché turbulent et agité, qui aurait des allures de souk version latine. Un homme passe avec son diable chargé d’un gros bloc de glace, j´ai juste le temps de prendre une photo! Finalement le vendeur revient. Les couteaux sont bien multifonctions mais tous de piètre qualité, du made in china. Je remet mon achat á plus tard!



Le soir, mon sac encore chargé de bière et produits gastronomiques commencent à me peser. Je mets les bières belges et le poulet à la bière au frais et je pars en quête dune portion de frite. Au menu du soir, repas du Nord. On dégute tout cela sous un parasol qui nous protège de la pluie qui s’est mise à tomber mais que c’est bon de manger autre chose que des Tacos, nachos ou tortillas!

mardi 5 février 2013

Chichen Itza




Les ruines de Chichen itza sont situées à mi chemin entre Cancun, le pole touristique de la cote caraïbe et Mérida, capital de l’état du Yucatan, sont parmi les ruines les plus impressionnants de l’époque Maya. Datant de l’époque faste de la civilisation Maya qui s’écoule de 250 à 900 de notre ère, elle fut ensuite occupé par les Toltèques à partir du Xéme siècle venu de la capitale qui y ont apportés leurs architectures ce qui confère au site cette particularité. La cité fut ensuite abandonnée vers le XIV siècle pour seulement devenir un centre de pèlerinage religieux. Pour entrer, il faut s‘acquitter de deux billets différents, pas super pratique surtout lorsqu’il y a du monde. Le guichetier nous explique que des problèmes d’équilibre dans les caisses ont résulté à cette séparation. Le premier billet payant les taxes gouvernementales à l’état, l’autre billet revenant aux collectivités locales et le fonctionnement du site !



Chichen Itza


On profite d’être arrivée la veille pour se présenter à l’ouverture du site dès l’ouverture à 8H. Une fois à l’intérieur, c’est parti pour plus de 6heures de visite! La première chose que l’on voit en arrivant sur l’esplanade principale et centre de la cité c’est cette magnifique pyramide restaurée comme à l’époque sur 3 pans et en l’état sur le dernier. Une impression de grandeur notamment avec les rayons de soleil du début du jour et le calme matinale nous fait croire que ses dimensions sont beaucoup plus importantes que ces 25m de hauteur! Le plus gros regret c’est tout de même de ne pas pouvoir y monter comme la plupart des monuments du site pour des raisons de dégradation liées à la fréquentation, on reste donc au pied à faire le tour de ses 4 côtés.





IMG 0610



Durant l’époque des équinoxes, les serpents à plume (croyance maya représentant la fertilité et la vie) sculptés de part et d’autre de chaque escalier menant au sommet, donnent l’impression de reprendre vie. En effet au lever et au coucher du soleil, l’ombre rasante du soleil donne l’illusion d’un serpent progressant. La pyramide correspond en fait à un calendrier dont le nombre de marches, de terrasses ou de panneaux d’ornementations symbolisent un cycle. Par exemple, il existe 365 marches pour le nombre de jour dans l’année. Les mayas étaient en plus d’être de grand bâtisseurs, ils avaient également de grande connaissance en mathématique et astronomie.










IMG 0496
L’autre attraction du site c’est le jeu de paume, dont les dimensions anormalement grandes, avec plus de 135m de long, permettait l’affrontement de deux équipes. L’unique objectif étant de lancer la balle dans l’un des anneaux situés de part et d’autre du terrain.


IMG 0492
Des bas reliefs nous apprennent que durant l’époque Toltèque, connu pour le urs traditions sanguinaires, le capitaine de l’équipe perdante était sacrifié avec éventuellement ses coéquipiers! D'autres hypothèsent afirment que ce seraient plutôt le capitaine des gagnants, ce qui a l'époque qurqit été un grand honneur!! Si vous regardez attentivement le bas-relief ci-contre, vous pouvez discerner sur la paie droite, le chef d'équipe décapité, avec six jaillisements de sang similaire à dess serpents et aui représenteraient probablement ses six partenaires d'équipe.


IMG 0636


Le site regorge d’autres édifices dont quelques beaux vestiges comme ces alignements de colonnes sur des centaines de mètres ce qui nous donne une idée de la taille des bâtiments d’origine. Le site n’est pas seulement envahi par les touristes, sur le coup de 9-10h, une armée de vendeurs installent leurs stands le long des allées ombragées. Ces descendants des civilisations précolombiennes, profitant de l’afflux touristique, se sont reconvertis en création d’artisanat sur les vestiges millénaires de leurs ancêtres. On y trouve des bijoux, des tentures représentant calendrier maya ou aztèque, masque en bois et autres chapeaux. Un autre produit mais moins à notre goût, permet d’imiter le rugissement d’animaux sauvages. Ils s’en servent à tort et à travers pour attirer l’attention des visiteurs sur leurs passages. A la fin de notre visite, désespéré et désemparé, on n’avait pas d’autres choix que de leur répondre en rugissant à notre tour! Après 6 heures de déambulations dans ces vieilles pierres, on repart enchanté et impressionné par ces vieilles pierres mais aussi affamé et assoiffé par toutes ces déambulations! Pour ça, rien ne vaut un comedor mexicain pour se ressourcer.







IMG 0590