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mardi 5 mars 2013

Oaxaca



Oaxaca pourrait paraître à la ville jumelle de San Cristobal. Climat similaire, froid la nuit par sa situation en altitude mais chaud en journée grâce à un soleil omniprésent et vraiment puissant. La ville a également une architecture coloniale avec au coeur une agréable place principale animée et verdoyante. On y arrive au petit matin et sur la route menant à notre auberge, on tombe sur un  petit marché. Fatigué de marcher avec les grso sacs sur le dos, on se donne un petit répit ety ainsi complèter notre petit déjeuner au milieu d'une population bien indigène. Ici aussi, la ville a une forte tendance pour l'artisanat local.

La ville est également réputée pour sa cuisine traditionnelle dont le mole. Un plat typique de Oaxaca qui fait la fierté de la ville avec nous le verrons plus tard le Mezcal. Le mole c'est une sauce qui accompagne les plats mexicains et dont la recette et les préparations varient en fonction des restaurants. Difficile d'en faire une explication mais ce qu'il faut savoir c'est qu'elle est réalisé principalement à partir de piments ainsi que de cacahuète, oignons, noix et même chocoloat pour fameux mole negro! Je ne voulais pas partir sans y avoir gouter, le dernier jour on est parti à la recherche du plat dont voici ci-contre la photo!






Après avoir fais un rapide tour de la ville, on part à nouvezau en quête du passé.Oaxaca fut à l'époque pré-colombienne le centre d'une civilisation importante du nom de Monte Alban et quyi était basé sur les hauteurs de l'actuel ville. Cette situation stratégique permettait de dominer les trois vallées qui s'y rejoignent. La visite des ruines dont la civilisation a connu son apogée surant une période allant de 300 à 700 avant J-C, ayant pris l'ascendant sur la cité voisine de Teotihuacan (l'actuel ville de Mexico) et à qui l'on doit l'une des premières grandez civilisationz Pré-colombiennes. La ville de Monte Alban de son côté a compté
durant sa grande époque jusqu'à 25 000 habitants! On s'aventure à la mi-journée sur ce site qui restera pour moi l'un des plus impressionnants. On ressent ici une sensation de grandeur horizontale totalement différente de l'impression donnée par le précédent site visité à Tonina et ces sucessionde terrasse verticale. La ville est centrée sur une vaste étendue plane, la place principale, qui s'étend sur plusieurs centaines de mètres en longueurs et en largeurs. Quand on sait que l'on est sur la crête d'une montagne, on ne peut qu'être impressionné par ce
travail titanesque de terrassement car tout est parfaitement plat! De chaque côté sont érigés diverses temples pour encadrer la place. Le site n'est pas sur un chemin touristique majeur, peu de monde viennent le visiter, et c'est aussi bien ainsi. On y passe la journée, cherchant l'ombre de temps à autre sous des arbres pour une petite pause rafraîchissante. A la fin de la journée, le site est totalement déserté, le puissant soleil de fin de journée me donnerait presque l'impression d'être sur un site de pyramide en Egypte (bien que je n'y soit jamais aller!!!).On repars de cette endroit à sa fermeture, enchantés par cette journée calme et reposante au milieu de vestiges millénaires.






Le lendemain, après moultes hésitations, on se décide pour une journée chargée. L'objectif est triple, visiter l'arbre annoncé être le plus gros du monde, puis direction des sources d'eaux à trois heures de route de là, puis un arrêt technique sur le retour pour s'arrêter à une distillerie de Mezcal, l'alcool local par excellence!!

Après s'être rendu au terminal de bus, on apprend que l'on doit s'y rendre en taxi collectif. C'est un genre de taxi qui fait un itinéraire connu et que l'on peut partager jusqu'à cinq personnes en plus du chauffeur. Cela fait donc trois personnes à l'arrière et deux sur le siège passager! On part donc dans un de ces taxis qui nous amènent à ce fameux arbre. Arrivée dans la petite ville d'El Tulle, qui n'a rien de spécial à part l'arbre, on tombe dans un guet-apens touristique! L'arbre qui est au coeur de la ville nécessite un droit d'accès pour l'approcher. Des enfants vous font la visite et à l'aide d'un miroir et de la réflexion du soleil, ils vous montrent les parties de l'arbre les plus caractéristiques qui pourraient paraître à un animal ou un objet si l'on a beaucoup d'imagination. L'arbre est bien visible derrière les grilles, on préfère le regarder de dehors. Il est vraiment gros avec sa circonférence de 50 m à la base.

On repart de suite, pour 2 heures de bus puis une heure de camionnette à l'arrière d'un pick up, sur une piste en terre. Une heure pour faire 13km, la route passant par un col en altitude avant de redescendre à notre destination,  "Hierve el agua", littéralement l'eau qui bout. C'est l'attraction phare de notre journée et on en est pas déçu malgré les longues heures de transport. L'eau ne bout pas réellement mais elle sourd de la roche en frétillant comme si elle bouillait! Elle s'écoule ensuite le long de la roche pour former à l'aide du temps une cascade pétrifiée grâce à sa teneur en carbonate de calcium. Cela donne un spectacle réellement impressionnant, avec en fond montagne et vallée sauvage. Les cascades pétrifiées se jettent dans le vide avec une harmonie de couleur rouge ôcre et blanche.

On y reste quelques heures le temps de descendre au pied des différentes cascades, d'escalader l'une d'entre elles ert profiter de la beauté du lieu. Petit à petit le site se rempli, des bus de tour opérateur y viennent pour la journée. Une piscine artificielle a ainsi été créée permettant de s'y baigner et on assiste alors à un défilé de touriste équipé de leurs maillots de bain qui semblent plus être venus pour la baignade que pour les cascades. Heureusement, j'ai eu le temps de prendre les photos avant leurs arrivées!




Sur le retour, on fait un arrêt à la ville de Mitla, nationalement connue pour sa fabrication de Mezcal, une boisson alcoolisée faite à base d'agave, comme la Tequila. La différence, je ne sais pas trop, à part que le Mezcal est fabriqué à l'aide d'un feu de bois ce qui donne au Mezcal ce fort goût fumé. En fait, ils préparent un grand feu, une fois  les braises prêtes, ils les recouvrent d'agave, des feuilles d'agave et de terre et laisse cuire le tout durant plusieurs jours. Cest ce qui donne cette arrière-goût fumé très prononcé et tout particulier au Mezcal. Quand on arrive à l'une des distilleries, deux bus sont déjà là. A l'intérieur des dizaines de mexicains écoutent  le barman faire son petit spectacle avec dégustation en prime pour aider à l'achat, avec le petit coup dan,s le nez! Le gars est pas mal occupé et pas moyen de lui poser de questions ni de participer à la dégustation. On se décide à faire notre propre dégustation, une dizaine de bouteille traînent sur le bar. On enquille quelques shooters pour nous permettre de comparer les saveurs devant les regards amusés de trois adolescentes! On fait notre choix et on repart avec 3 bouteilles dans le sac: deux liqueurs, une aux 14 herbes et l'autre au café, la troisième étant de l'alcool pure. On est maintenant armé pour affronter la côte pacifique!

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mercredi 27 février 2013

San Cristobal



En arrivant à San cristobal de las casas, on rentre au coeur de la région du Chiapas, l'une des régions les plus indigènes du Mexique. C'est une charmante ville coloniale, et à la différence de la plupart des villes Mexicaines déjà vu, l'artère centrale de la ville est exclusivement piétonnière. Qu'elle bonheur de ne pas avoir à partager la rue avec les voitures et traverser la rue sans avoir peur de se faire écraser. La ville est bien fournie en restaurant et magasin de toutes sortes. Cela va de paire avec la communauté étrangère qui y a élu domicile et qui tient bon nombres de ces enseignes. Il y a même une boulangerie Française qui est vite devenu notre passage obligé. Les petits pains au chocolat et autres viennoiseries y sont délicieux, un régal pour les papilles.

La ville est également réputée, pour la richesse de son artisanat. Un marché se tient tous les jours sur une petite place, on ne manque pas d'y faire un saut. Le marché est composé exclusivement de produits locaux conçut à enSan cristobal et dans la région. On y trouve un peu de tout, bijoux, vêtements, tentures... On ressort tous les deux avec le même pull 100% laine, capuche pointue intégrée qui nous ferait presque passer pour des membres du Ku Kux Klan. La raison de cette achat, San Cristobal est en altitude, à plus de 2000m et il fait rudement froid le matin et le soir, ce qui nécessite d'avoir une petite laine sur le dos. Heureusement en journée le soleil donne et la température devient agréable.

On loge chez une Mexicaine que Damien a rencontré durant son passage au Guatemala, et elle nous emmène faire une petite excursion avec son voiture. Direction deux villages indigènes voisins. Le premier est un village très touristique qui profite de l'attraction de son église pour soutirer le plus possible d'argent aux touristes. Ils imposent le stationnement payant , des petits viennent quémander de l'argent avec leurs belles petits bouilles, et l'église nécessite un droit d'entrée. Il n'empêche qu'elle vaut vraiment le détour. A l'intérieur, on assiste à un syncrétisme entre religion catholique et culture indigène. Le sol est recouvert d'herbe séché et tout atours sont installés des statues de saints. Des personnes sont assis au sol et installent d'innombrables petites bougies sur les dalles de l'église, utilisant la cire de la bougie pour les faire tenir. L'atmosphère qui se dégage de l'endroit est réellement étrange et inhabituel, puisque à cela se mêle une foule de touristes plus ou moins respectueux qui déambulent de tout côté. On ne peut malheureusement  pas prendre de photos. Au moment où l'on rentre, une troupe de musicien en sort. Je décide de ressortir rapidement pour tenter de les prendre en photos. Une fois dehors, je m'appuie sur un poteau juste en face de l'église et me retrouve ni une ni deux couvert de peinture sur les mains, les avant-bras et le T-shirt. Dans mon malheur j'ai quand même de la chance car la couleur du poteau fraîchement repeinte est verte tout comme mon T-Shirt. On pourrait presque pensait que le T-shirt a été concu de la sorte!

On part pour le deuxième village où l'ambiance est totalement différente. Peu de touristes mais tout autant d'artisanats. L'église ici est gratuite mais n'a pas le charme de la précédente. Les magasins sont tout bonnement installés chez l'habitant, ce qui peut sembler un peu bizarre au début! On rentre dans l'une des maisons pour regarder ce qui s'y fait. Les dames sont sympathiques et nous proposent d'essayer la tunique traditionnelle des hommes ce que l'on fait de bonne grâce! Cielo se joint à nous pour faire la petite photo souvenir.



 


L'autre attrait de la ville c'est le canyon del sumidero. A une cinquantaine de km en aval, un énorme barrage a été construit pour subvenir aux besoins électriques. Le canyon se trouve en amont du lac de barrage, et la visite se fait au fond du canyon à l'aide d'un bateau. On repère qu'il y a deux types de bateau. L'un qui embarque un moteur de 125 chevaux et un autre emmenant deux moteurs de 200 chevaux et q ui a l'avantage d'avoir une partie surélevée. C'est donc le deuxième bateau que l'on vise et la première rangée des sièges surélevés. Malheureusement, la personne qui s'occupe de remplir les bateaux ne nous orientent pas vers le bon! On lui demande s'il n'est pas possible d'embarquer sur le suivant ce qu'elle accepte. On arrive tant bien que mal à s'installer à l'endroit voulu. Le bateau s'avère être rempli en grande partie de cinquantenaires et tous Mexicain, qu'elle belle immersion! Le démarrage est foudroyant, et c'est parti pour 70km A/R de bateaux, la vitesse et l'accélération du bateau sont impressionnantes. Sur la route, on s'arrête à plusieurs reprises pour observer les diverses attractions. Entres autres une roche formant comme une grotte d'où l'on pourrait croire voir une vierge, la formation de mousse due à une petite cascade qui goutte,des crocodiles et singe ainsi l"endroit ou le canyon est le plus profond, avec près de 1000 de profondeur.



Sur le chemin du retour, Cielo nous avait suggéré de s'arrêter à une ville sur la route, chiapa de corzo. On y va trop savoir ce qui nous y attend! La surprise est de taille puisque c'est l'époque du carnaval et toute le ville est en fête!


Le déguisement traditionnel des hommes, un déguisement parodiant les conquistadores. Composé d'un tout petit masque placé sur le haut de la tête et d'une perruque qui ressemble étrangement à un gros balais. La subtilité, les masque n'est pas placé sur le visage mais sur le front, un bandanat permet de masquer le visage ce qui est assez déstabilisant lorsqu'il te regarde avec leurs faux yeux.






 Les femmes sont vêtus de leurs côté en habit traditionnel: une longue robe. La deuxième grosse surprise pour nous c'est que l'air de la musique ressemble à s'y méprendre à celui du carnaval de Dunkerque, on croirait même entendre les fifres! En se baladant dans les rues, on se joint rapidement à la foule. C'est vraiment bonne enfant, pas d'alcool ni de violence, et surtout pas un seul touriste à l'horizon, on est loin des hordes de Ricain qui peuplent San Cristobal pourtant seulement à 30km de là!



Après un bon et copieux repas typiquement Mexicain (cf la photo), on quitte à regret cette petite ville bien chaleureuse.
Le soir même on reprend le bus de nuit direction Oaxaca sans oublier le détour -de 15-20 mn)par la boulangerie. Le réveil le lendemain matin dans le bus sera plus facile avec l'odeur et les saveurs des bonnes pâtisseries.
Je retiendrais une chose de notre étape à San Cristobal, c'est la gentillesse et le dévouement de Cielo. Elle nous a accompagné et conseillé tout au long de notre séjour avec la volonté de rendre notre séjour le plus agréable possible mais aussi comme beaucoup de gens nous ont déjà dit, pour donner une bonne image du Mexique et de son peuple. En tout cas de notre côté c'est réussi, on est conquit par le pays et ses habitants!

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samedi 23 février 2013

La laguna Miramar



On arrive dans le village d'Emiliano Zapata en milieu d'après midi. Comme bien souvent le trajet dure plus longtemps que ce qui est annoncé 6heures au lieu de 4-5 heures. Je laisse Damien avec les sacs, victime de problème gastrique et pars a la recherche d'informations sur notre escapade au bord du lac. On m'oriente vers la sortie du village ou je croise un gardien bien affalé dans son hamac qui m'appelle le président de l'association qui gère l'acccès au lac. Celui  m'explique rapidement les formalités, on peut partir ce soir et dormir ce soir au bord du lac avec les hamacs. De retour j'apprends que Damien c'est fait chahuter par un alcoolique qui voulait lui verser de la boisson sur lui. On le voit revenir sur son cheval et il se fait passer pour un guide, le Damien est passablement énervé mais heureusement la mère du gaillard intervient et le fait déguerpir!! On apprendra le lendemain par notre guide qu'il aurait fini au trou, les villageois ne rigolent pas lorsqu'il s'agit de problèmes avec les touristes, ceux-ci amenant une source de travail non négligeable. On part ensuite déposer nos gros sacs dans un local du village afin de ne pas avoir à les transporter et c'est parti pour les 5.5 km qui nous séparent du lac.
Le président nous avait suggéré des bottes que l'on a refusé. Il s'est avéré que le chemin était vraiment boueux et on avance pas à force de faire des tours et des tours pour éviter le gros de la boue. Le temps passe et la nuit n'est plus très loin. On finit les deux derniers kilomètres dans le noir le plus total, et aussi avec les chaussures et les jambes bien crottées! Seulement l'arricée au nord du lac compense largement les petits problèmes de boue, le lac réflète comme un miroir le magnifique ciel étoilé, un régal pour les yeux. Le gardien qui est là nous assigne notre lieu de campement juste à côté d'un feu de bois. L'endroit absolument désert mis à part un couple d'allemand. En questionnant un peu le gardien, il nous dit que malgré l'environnement parfait, il préfère aller travailler aux champs que de rester ici. La laguna est gérée par la commune, les hommes du village assurent des tours de garde à raison de 2 ou 3 jours par mois. Pour nous, ce lieu est un endroit de relaxation parfait après ces derniers jours bien agités.

Le lendemain on a demander pour faire un tour sur le lac et le guide vient nous chercher au petit matin alors que l'on se prélasse confortablement dans les hamacs. Je presse un peu le Damien qui tarde à en sortir et on part pour un petit tour sur le lac en canoë. Au programme, visite de plusieurs îles entièrement envahies par la végétation, ascencion d'un rocher avec belvédère à  la clef et visite d'une sculpture Maya représentant un homme. Sa spécificité c'est qu'elle est située à plus de 10m de hauteurs, pas évident d'accès. Je reviens les dernières centaines de mètres à la nage, entrainement utile pour le surf. L'eau est absolument délicieuse, le guide nous la décrit comme "une eau cristalline", je veux bien le croire!

Dans l'après midi, on voit arriver au loin une barque pleine à craquer d'hommes, de femmes et d'enfants! Ils viennent du village voisin de Bénito juarez qui se trouve de l'autre côté du lac et déplacent en barque à rame. Leur village est totalement isolé du reste du monde et pour pouvoir en sortir c'est tout un programme. Ils doivent d'abord traverser le lac, puis faire les 5,5km à pied et seulement après ils se trouvent à Emiliano Zapata lui même distant de 6 bonnes heures de route de la ville la plus proche. A les observer, on sent qu'ils n'ont pas du tout le même type de vie que nous. Une fois sortie de leur barque, ils prennent le temps de s'arrêter, rigolent, se restaurent. Plus d'une heure s'écoule entre leurs arrivées en barque et leurs remises en route. Le lendemain ils reviennent dans l'après midi d'Emiliano Zapata et ne semblent pas plus presser que la veille de repartir. On apprend en remontant au village le surlendemain, qu'il était venu pour préparer l'organisation d'une fête religieuse.



On passe une deuxième nuit au bord du lac, le couple d'allemand fait place à un autre couple celui-ci venant de Hollande. Jusqu'aux endroits les plus reculés du monde j'aurais donc droit au jolie son glutural de leurs langues. Notre journée se résume à faire un petit feu, écouter de la musique, bouquiner dans le hamac et faire des longueurs de natation dans le lac toujours en préparation pour le surf. Damien me demandant de nager à la manière d'un chien et de redresser la tête en arrièren tojours en préparation pour le surf. Avant de se remettre en route, on part faire un tour à la mare au crocodile, étang voisin qui n'est théoriquement accessible qu'avec l'accompagnement d'un guide pour des  raisons de sécurité. On s'engage dans le chemin le plus probable partant dans la direction mais bien sûr sans guide! 15-20 mn de marche plus tard, on est déjà en vue de la mare, mais pas de crocodile. Le mythe reste donc entier!!



On repart finalement pour le village après 2 jours et demis passer dans ce petit coin de paradis, on a pu recharger les batteries, ce qui ne fait pas de tort non plus. Au retour, le chemin a eu le temps de sécher et est beaucoup plus praticable. Après un rapide tour à la rivière pour se décrasser, on se prépare à attendre le bus qui part seulement à 2H00 du matin, et il est 19H00. Un petit garçon de 7 ans se charge de nous et nous invite à attendre chez lui! D'abord un peu méfiant!!, on accepte l'invitation. Le gamin se révèle adorable et on partage avec lui nos paquets de chips et soda achetés à la va-cite au village. La maison faite de parpaing est très rudimentaire. Dans le salon, il y peu de mobilier et le salon est uniquement composé d'une télévision et d'un sofa très rustique. L'électricité est arrivé il y a moins de 3 ans au village. En dessous du meible télé, une poule partage le quotidien des habitants, installée dans une boite en carton tout en couvant ses oeufs!. Il nous passe un film pour nous faire patienter. Vers 21h00, la maison se remplie. Le frère, la mère, les cousins et les beaux-frères débarquent
et nous assaillisent de questions. On ne peut se coucher que lorsque tout le monde a quitté le salon, puisque c'est là que l'on dort, Damien sur son matelas en mousse et moi pour la deuxième fois sur sa house protection de surf.

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jeudi 21 février 2013

Ocosingo et Tonina



Avec Damien, on décide de faire un crochet relativement important et tenter une aventure dans le fin fond de la jungle Mexicaine, à la limite de la frontière avec le Guatemala, tout au sud du Pays.
Direction la laguna miramar, un petit lac sans prétention au milieu de la végétation. Pour y aller, il faut tout de même le vouloir car le lac n'est sur aucun axe. On rejoint depuis la ville voisine de Palenque, Ocosingo d'où l'on doit récupérer "un camion sur un parking fermé" dixit les informations du guide. On se rend à ocosingo le matin même. Sur place on apprend que le bus part à 14H00, on a le temps comme prévu de faire une excursion rapide à d'autres ruines Maya, le site de Tonina située à l'extérieur de la ville. Tonina  est la ville qui est venue a bout de la puissante cite de Palenque. Ces vestiges recèlent l'un des plus imposants temples du monde Maya. On n'a pas beaucoup de temps ce coup ci, mais les ruines sont impressionnantes. Elles se résument à une grosse colline où 8 niveaux de terrasses ont été construit successivement les uns sur les autres. Autant dire que vue d'en bas le site est réellement imposant, il culmine à plus de 70m de hauteur. Le site est presque vide car peu connu, mais il vaut le détour. Les murs semble avoir été reconstruit en grande partie. D ailleurs de l'autre côté, de nombreux ouvriers s'activent à restaurer le peu qu'il reste encore à faire.

La visite se fait donc par ascension successive, et petit à petit et en même temps que le temps se dégage, on découvre le paysage environnant ainsi que la vue globale des ruines.
On apprend qu'une tombe a été découverte. On se met à la recherche de la dite tombe que l'on fini par trouver rendu inaccessible par un simple bout de bois. Profitant de la solitude du lieu, on s'introduit à l'intérieur sous des fous rires incontrôlés et on visite rapidement l'endroit. Un couloir s'enfonce dans les entrailles de la terre, lumière et largeur du couloir s'amenuise au fur et à mesure de notre avancée. Je laisse Damien s'aventurait jusqu'au bout qui conduit à une salle devant loger la tombe! L'endroit est vraiment impressionnant.








On monte rapidement jusqu'au sommet, contempler la vue et les oiseaux qui volent au dessus de nous puis l'heure est déjà bien avancer et on retourne rapidement en ville chercher notre camion.






Une fois dans le fameux parking, on apprend que le conducteur de part pas avant 15H, ce qui nous laisse le temps de manger au marché voisin. Les jeunes filles qui nous servent sont toute impressionnées d'avoir deux blancs attablés à leurs stands, c'est vrai qu'il n'y a pas un seul touriste dans le coin. On revient au camion mais le gars ne semble pas prêt de partir! Après m'être fait accoster par un gars qui voulait parler, un autre bien émèche me racontant tous ces malheurs après son échec aux États unis et un dernier qui voulait de l'argent, on apprend que le camion ne part pas, il est 17H30. Il est tard et on est les seuls passagers  du camion, il nous propose tout de mémé un deal simple. On part ce soir à condition que l'on paye pour le camion entier soit 8 personnes pour nous deux. On le laisse donc pour chercher un hôtel et partir le lendemain matin.



Le lendemain en arrivant au parking, on croise le même type. Il nous dit qu'il part à l'instant, trop heureux de la chance que l'on a, on monte dans son camion. Seulement le type ne semble finalement pas être trop pressé puisqu'il fait un premier arrêt au bout de 50 m puis encore un 100m plus loin. Avec Damien on se consulte rapidement et sentant le traquenard, je lui demande de nous arrêter. On file au parking en refaisant à pied tout ce que l'on venait de faire en camion (avec les sacs sur le dos bien sûrs) et en arrivant on voit un camion prêt à partir et déjà bien chargé, l'autre chauffeur a bien failli nous avoir et s'assurer 2 passagers! Ça y est , on est parti pour 6 heures de route dans un camion équipé d'une sorte de cage à l'arrière ou tout le monde s'y entasse!

 La route est une vieille piste en terre, et le camion avance au rythme des "para" pour faire arrêter le chauffeur ou des gens se profilant au bord de la route. J'arrive avec le va et vient à me caler juste au dessus de la cabine du chauffeur, sur un strapantin. Bien installé sur mon promontoire, je suis à l'endroit idéal pour voir se dessiner la route et contempler les paysages de montagne. Ici pas de ceinture de sécurité bien sur et au moindre accident j'imagine vaguement le vol plané que je ferais! Pour me rassurer, ma voisine m'annonce qu'elle connaît  le conducteur qui vient de son village. Il aurait des problèmes d'alcoolisme et a déjà eu un accident faisant plusieurs tonneaux! Qu'elle chance.
On arrive finalement sain et sauf au village, prêt à partir pour la laguna Miramar.

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